31.05.2007
Désirs d'avenir
j'ai envoyé un couriél aux responsables locaux de désirs d'avenir quant au devenir de cette structure citoyenne à la marge du PS.
Depuis Privas en Ardèche, Ségolène semble répondre.
Voici le texte de la dépêche :
Ségolène Royal invite les électeurs à former une "vague blanche"
[2007-05-31 17:33]
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PRIVAS, Ardèche (Reuters) - Face à la victoire annoncée de l'UMP aux élections législatives - la "vague bleue" - Ségolène Royal appelle les électeurs à former une "vague blanche" - l'une de ses couleurs fétiches.
Lors d'une brève réunion publique en Ardèche, où elle venait soutenir le député socialiste sortant Pascal Terrasse, l'ex-candidate à la présidentielle a dénoncé les "relais médiatico-financiers et sondagiers qui matraquent" à dix jours du premier tour.
"On les entend, ce ne serait plus la peine d'aller voter, ça y est le vote est fait, c'est la vague bleue. Eh bien moi je vous propose la vague blanche puisque je suis en blanc", a-t-elle déclaré sur une petite estrade où elle arborait une veste immaculée.
Elle a précisé qu'il ne s'agissait pas d'une "référence historique" à la couleur de la royauté. "Pas de malentendu!", a-t-elle dit devant 500 personnes venues l'écouter dans la salle du Champ-de-Mars de Privas.
Les 10 et 17 juin, "il faut une vague de toutes les couleurs, de toutes les citoyennetés", a-t-elle poursuivi sans préciser si elle faisait allusion à la diversité ethnique ou à la coalition "arc-en-ciel" des Verts au centre qu'elle avait défendue entre les deux tours de la présidentielle.
"Il faut tenir bon et rester une force de proposition, de vigilance, d'alternance", a souligné Ségolène Royal, appelant de ses voeux une "opposition forte et solide" à l'Assemblée nationale.
Pour la dirigeante socialiste, le meeting de Privas avait un petit goût de nostalgie. Le 8 mars 2006, alors qu'elle n'était pas encore candidate, elle avait tenu une réunion devant un millier de personnes, alors que le département compte moins de 500 militants PS. La rencontre avait marqué le véritable coup d'envoi de sa campagne pour la primaire socialiste.
"Esprit de Privas es-tu là?", a-t-elle plaisanté en prenant le micro après Pascal Terrasse pour qui l'ex-candidate peut encore faire "beaucoup pour Ardèche et pour la France.
"Tout est parti de Privas, tout redémarre de Privas", a-t-elle expliqué au public trempé d'avoir attendu sa venue sous des trombes d'eau.
"Je veux avec vous continuer ce mouvement, imaginer la gauche de demain et préparer l'avenir", a insisté Ségolène Royal, lançant un appel à la mobilisation pour les scrutins législatifs et à l'adhésion.
"Venez nous rejoindre au Parti socialiste (...) à Désirs d'avenir" son mouvement. "Il y a du travail à faire. Nous avons de la rénovation à continuer".
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18:30 Publié dans Elections 2007 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
La "New Letter" version française
Désormais la lettre du PSE est en version francisée, vous trouverez cette lettre sur le site des "Activistes du PSE". Vous pouvez vous y inscrire si vous le souhaitez.
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N'oublions pas que l'Europe est l'espace dans lequel vont vivre nos enfants et nos petits-enfants. Il faut cesser en France de faire comme si elle n'existait pas.
Nous sommes absents dans trop de groupes de travail. On ne peut pas à la fois ne pas participer et se plaindre d'être peu ou mal écouté.
Peire
18:05 Publié dans Europa | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
14.05.2007
Le discours de Ségolène au bureau national
Je dirai simplement quelques mots pour dire aussi que tous ces applaudissements sont destinés aussi à tous les militants, les citoyens qui se sont formidablement mobilisés au cours de cette belle campagne.
Vous dire aussi la fierté d'avoir conduit cette campagne, désignée par 60 % des militants socialistes, je voudrais souligner la très forte mobilisation dans les fédérations, la mobilisation des militants, bien sûr, mais aussi celles des partis alliés qui nous ont rejoints, qui nous ont soutenus dans cette campagne, tous les élus qui ont également été en première ligne de ce combat. Nous avons vu des salles pleines à craquer, des citoyens enthousiastes, des citoyens mobilisés, et aujourd'hui c'est une force qui s'est levée, même si le combat ne s'est pas terminé comme nous l'aurions souhaité. C'est une force qui s'est levée de 17 millions de voix.
Et je pense, je le vois, vous le voyez aussi sur vos territoires, ce vote contient des perspectives d'avenir, ce vote contient un élan. On sent, à la fois bien sûr une tristesse, et j'y reviendrai, même parfois plus, et en particulier dans les quartiers populaires, mais on sent également une fierté très forte et une volonté de continuer. Il n'y a pas d'abattement, il y a une fierté dans ce qui a été réalisé, dans ce qui a été dit, dans ce qui a été porté au cours de cette campagne, dans ce qui a été réalisé, à l'exemple de ces images de meetings extraordinaires, dans ces images de Charléty par exemple, mais aussi partout dans les régions dans lesquelles vous êtes et dans lesquelles vous êtes mobilisés.
Moi, je veux aujourd'hui surtout retenir cette fierté-là parce que c'est sur ce socle-là que nous allons pouvoir construire le mouvement des élections législatives. Les valeurs fondamentales étaient là, les problèmes étaient bien identifiés, la question de la vie chère et des bas salaires, la question du chômage et des délocalisations, notamment le chômage des jeunes, la question de la précarité qui était au centre de notre campagne, les questions aussi liées à la sécurité, aux sécurités au sens large, avec le besoin que ressentent les Français d'avoir une clarification des règles du jeu, ce que j'ai appelé l'ordre juste. La question du refus de l'assistanat pour les tout petit salariés, pour les travailleurs pauvres. Et, cette question aussi, nous devons continuer à y travailler, les peurs aussi, les peurs des délocalisations, les peurs des personnes âgées face au déficit de tous les régimes de retraite et de santé. Bref, les questions sont là, les questions aussi que nous avons abordées sur la République, sur la nation, sur l'identité. Nous l'avions fait il y a déjà deux ans, donc ces questions-là qui ont parfois été recaptées, raptées parfois par la droite en étant déformées, nous devons continuer à y travailler et à les clarifier.
Je pense aussi à la question de la valeur travail, dont j'ai été une des premières à la mettre en avant dans ce débat. Tous ces sujets continuent à tarauder les Français, ils vont donc à nouveau émerger au cours de la campagne des élections législatives. Et tout ce travail qui a été accompli par le Parti socialiste, par le mouvement aussi de rassemblement au cours des échéances de la campagne présidentielle devra rapidement déboucher et être clarifié. Et c'est le rôle aussi de ce Conseil national et des présentations qui seront faites tout à l'heure.
Je voudrais ici dire très simplement que j'entends ici ou là des interprétations de la défaite, certaines justes, bien sûr, d'autres dérisoires, et d'autres inutilement blessantes, mais je crois qu'aujourd'hui le temps n'est pas aux polémiques. Je dirai pour ma part ce que j'en pense après les élections législatives. Car je crois que, d'ici là, nous devons rester unis et nous avons entre les mains ce talisman que j'évoquais tout à l'heure de la fierté et de la volonté de 17 millions d'électeurs qui attendent de nous que nous redéclenchions, pour les élections législatives, un mouvement d'unité, de fraternité, de solidarité, un élan qui nous permettra d'envoyer à l'Assemblée nationale le plus grand nombre possible de parlementaires ; parce que c'est le fonctionnement de la démocratie qui est en jeu, c'est l'émergence d'un contrepouvoir par rapport à une droite dure qui a fait la jonction avec l'extrême droite, donc il y a une attente extrêmement forte à notre égard. Et, pour ma part, ce que je crois, c'est que nous devons mobiliser les énergies positives qui ont émergé au cours de cette campagne, et nous devons les transformer positivement au cours de cet élan des élections législatives. La campagne sera conduite par le Premier secrétaire. J'y prendrai bien évidemment toute ma place en tant que candidate à l'élection présidentielle, je suis disponible pour venir faire des réunions sur le territoire, d'autant plus que je ne suis pas candidate. Je ne sais pas candidate parce que je m'applique à moi-même une des règles du pacte présidentiel du non-cumul des mandats, mais je conçois que cette règle ne soit pas suivie par tous puisque la loi ne l'impose pas aujourd'hui, donc je ne l'impose pas comme modèle, mais il me semble élémentaire, par rapport à ce que j'ai dit en tant que candidate à l'élection présidentielle, et portant une rénovation sur ce que nous avons appelé ensemble la république nouvelle, la VIe République, la modification des formes de l'exercice de la politique et en particulier la réforme des institutions au sein de laquelle nous avions inscrit ensemble, dans le projet socialiste, le non-cumul des mandats, il me semble que la politique par la preuve, qui m'est chère, est que le non-écart entre le discours et les actes soit appliqué.
Pour la suite, je ne sais pas si, ce qui compte, c'est de savoir s'il faut être plus ou moins à gauche. Vaut mieux être à gauche de toute façon, mais je crois que la question, et je pense qu'il ne faudrait pas qu'il y ait des conflits, de débats inutiles sur cette question-là, qui pourraient entraîner des difficultés ou freiner le mouvement positif, essentiel, indispensable, pour gagner le plus grand nombre de circonscriptions.
Je crois que la question, pour nous socialistes, c'est d'être vrais et de réaliser, d'incarner le socialisme du réel, c'est ensuite d'être cohérents, et j'allais dire disciplinés, même si ce n'est pas un mot fréquemment utilisé parmi les socialistes. Et je pense que pour l'avenir, sans anticiper les échéances, il est clair qu'il faudra réformer notre calendrier. D'abord, que le projet pour l'élection présidentielle ne soit pas fait avant, mais après la désignation de notre candidat ou de notre candidate pour qu'il y ait une cohérence. Ensuite, il faudra que le processus de désignation interne ne soit pas situé aussi près du combat principal et ne pas laisser un certain nombre de séquelles ou d'utilisations du combat interne utilisées par la droite. Mais nous aurons l'occasion d'en reparler, et d'en reparler sereinement, y compris dans la part que j'ai prise dans ce résultat qui n'est pas à la hauteur de ce que nous espérions. L'heure est maintenant à la mobilisation. Et je voudrais simplement souligner aussi un autre élément de fierté : nous avons reconquis le vote populaire, et notamment le vote ouvrier, 54 %. Nous avons fait venir vers la citoyenneté des jeunes, des jeunes très nombreux qui sont venus s'inscrire et qui ont voté pour nous, et notamment les jeunes des quartiers. Il y a des résultats qui sont sans appel, sans commentaire : Vaulx-en-Velin : 63 %, La Paillade : 65 %, Le Mirail à Toulouse : 70 %, les quartiers Nord de Marseille : 70 %, Aubervilliers : 61 %, Saint-Denis : 67 %, Trappes : 70 %, Bobigny : 66 %. Merci à ces jeunes, à leur élan citoyen , et nous savons aussi leur déception, leur désarroi, leur profonde tristesse.
Je pense que l'une de nos responsabilités, pour que ces jeunes continuent à venir voter, et continuent à s'inscrire dans cet élan citoyen, notre responsabilité, c'est de leur offrir des perspectives, c'est sans doute de repenser les formes de militantisme dans les quartiers, c'est d'y conduire avec eux, et non pas à leur place, des actions concrètes. Et nous pouvons le faire avec les collectivités territoriales, je pense en particulier aux emplois tremplins, je pense à toutes les formes de soutien, de solidarité, d'aide scolaire que nous devons aujourd'hui relayer et mettre en place, et prolonger par rapport à ce que nous avons dit dans le pacte présidentiel au niveau des Régions, des Départements, des communes. Je vois ici ou là déjà des élus qui se mobilisent et qui se demandent comment nous allons répondre à cette immense attente de citoyenneté et d'engagement des jeunes dans les quartiers, qui nous ont fait confiance et qui constituent une partie, non pas un problème comme de l'ai dit souvent dans cette campagne, mais une grande partie de la solution aux problèmes qui se posent aujourd'hui en France, et en particulier au regard de la consolidation du pacte républicain.
Et donc cette mobilisation-là, je crois que c'est le coeur de notre réflexion. Les catégories précaires, les milieux populaires, mais aussi les classes moyennes, qui attendent de nous que nous restions debout, que nous restions fiers, que nous restions imaginatifs, que nous restions forts sur nos valeurs qui finiront par l'emporter. Merci de votre engagement.
16:15 Publié dans actions | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
10.05.2007
Le discours du 6 mai 2007
Subject: Verbatim de Ségolène Royal, dimanche 6 mai 2007
"Françaises, Français, mes chers compatriotes et chers amis chaleureusement rassemblés, le suffrage universel a parlé.
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Je souhaite au prochain président de la République d'accomplir sa mission au service de tous les Français.
Je remercie du fond du coeur les 17 millions d'électeurs, de citoyens, de citoyennes qui m'ont accordé leur confiance, et je mesure leur déception et leur peine. Mais je leur dis que quelque chose s'est levé qui ne s'arrêtera pas.
J'ai donné toutes mes forces, et je continue avec vous et près de vous. Je remercie tous les militants qui ont porté ce grand moment démocratique.
Bien sûr, les militants socialistes, mais aussi tous les autres militants de la gauche et de l'écologie, ceux de Désirs d'avenir, au-delà, toutes celles et ceux qui se sont mis en mouvement.
Gardons intactes l'énergie et la joie des immenses rassemblements populaires, vibrants de ferveur, qui m'ont accompagnée tout au long de cette campagne ici et dans les outre-mer.
J'ai engagé un renouvellement profond de la vie politique, de ses méthodes et de la gauche.
La forte participation traduit un renouveau de notre démocratie, et notamment pour les jeunes, partout dans le pays, et en particulier dans les quartiers, qui se sont massivement inscrits pour voter.
Bravo à tous ces jeunes pour cet engagement civique qui rappelle à la République le devoir de respect et d'égalité qu'elle a envers eux.
Ce que nous avons commencé ensemble, nous allons le continuer ensemble.
Vous pouvez compter sur moi pour approfondir la rénovation de la gauche et la recherche de nouvelles convergences au-delà de ses frontières actuelles. C'est la condition de nos victoires futures. Je serai au rendez-vous de ce travail indispensable et j'assumerai la responsabilité qui m'incombe désormais.
Mon engagement et ma vigilance seront sans faille au service de l'idéal qui nous a rassemblés, qui nous rassemble et qui va, j'en suis sûre, nous rassembler demain pour d'autres victoires.
Gardez confiance, gardez intact votre enthousiasme, restez mobilisés, d'autres rendez-vous démocratiques nous attendent. Et je continue le combat commencé avec vous. Ce que nous avons entrepris portera ses fruits, j'en suis sûre. Ensemble, nous ferons vivre l'espérance, c'est ma conviction de femme de gauche et de progrès.
Vive la République ! Vive la France !"
12:10 Publié dans Elections 2007 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
07.05.2007
Déception!
Tu as été formidable Ségolène, si tel est ton Désir d'Avenir, continue! Ne te laisses pas enfermer par tous les nuisibles du PS qui rient sous cape et vont proposer leurs services pour rénover un parti où ils oeuvrent depuis des lustres pour leur seul intérêt.
Désirs d'Avenir aura été un immense espoir, tant par la forme que par le fond pour de très nombreux nouveaux adhérents. Les jeunes surtout veulent un fonctionnement plus transparent et plus ouvert au monde d'aujourd'hui.
Il est temps pour toi de prendre en main le Parti Socialiste pour le transformer et lui permettre de constituer un socle fort sur lequel les idées progressistes et écologistes doivent pouvoir se fédérer, plutôt que de fusionner. La porte de ce grand rassemblement doit aussi rester ouverte à celles et ceux qui ont en priorité les notions de partage et de solidarité comme philosophie de vie, qu'ils fussent croyants ou non, dés lors qu'ils respectent le principe fondateur de notre République qui est la laïcité.
merci pour tout.
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17:45 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

